QUAND MONTRÉAL LA CATHOLIQUE SONNE LES CLOCHE

DIPLOMATIE INTERNATIONALE & SOCIÉTÉ par Dan Albertini

Entre (). Premier pas, faux pas. Dans la Macroœgalitaire le PM est un mâle. Fermons les ().

Montréal la Catholique sonne les cloches de l’Oratoire à la Cathédrale quand elle veut faire taire en amont, le Minaret. Pollution sonore accuse-t-on. Je suis pourtant adepte des cloches qui sonnent. Les cloches de mon enfance. « Ring the bell » dira-t-on en anglais, pour la porte. The door ! Les portes du ciel, les portes du paradis de mon enfance, j’y tiens ! Mais il faut arrêter d’être con en politique quand on veut interdire, sans traduire, sans associer la culture. Montréal qui se veut inclusive et de laïcité, a carrément fermé sa porte sur son doigt, l’index.

Politique religieuse pour contrer religion politique

« Que la paix soit avec vous », dira l’abbé mais avec une politique anti-Minaret du cardinal. N’est-ce pas la formule moderne des grandes invasions, des grandes chasses aux sorcières ? Figurons : Dimanche 7 mai, je traverse à vélo le cartier de la rue Baillargeon, à Saint-Hubert, direction Grande-Allée. Un chien sur le trottoir droit, me force à changer de bord, il me regarde l’air peu rassurant ! Je croise vers le milieu de la rue un homme sortant de son modèle double cabine, ses enfants jouent au milieu de la rue. L’homme semble s’adresser à quelqu’un dans ma direction. Rendu à son niveau, je comprends étonné, il s’adresse menaçant à moi, le chien me rejoint au milieu de la rue, commence à me sentir drôlement. L’homme m’accuse sciemment en ces termes : « arrêtez de venir dans ma cour, je ne veux pas que vous rentrez dans ma cour. Je lui demande calmement : pourquoi vous me dites cela ? Il me répond, de très proche : « ma fille m’a dit que vous venez fouiller dans mes poubelles, chercher des cannettes ». Je réponds : je ne comprends pas, le chien me tourne autour l’air excité. L’homme reprend : « je ne veux pas que vous rentrez dans ma cour », l’air menaçant, ses enfants dont une fille, me regardent de très près.

J’avais un sac de nourritures accroché à mon guidon, un capuchon du sweater sur la tête, il ventait, froid. J’ai la barbe plus moins fournie. Donc reconnaissable, non pas en confusion. Je lui dis étonné mais gentiment : monsieur, vous savez, j’habite à Saint-Hubert et je vais à Brossard porter de la nourriture à mon fils, je ne comprends pas. Regardez mon sac, ça ne ressemble pas à des canettes, il y a une boite de céréales bien visible dedans. Il s’étonne. Fait volte-face, se confond en excuse : « ah, ma fille m’a dit qu’il y a un Noir qui vient fouiller dans la cour pour chercher des canettes ». Je repars à vélo, (5) minutes de perdu. Scénario qui dans le temps avait envoyé Marie Joszef Angélique sur le bûcher, à Montréal.

Il sait son acte posé, grave, illégal, menaçant, troublant l’ordre public. Tenter de m’intimider, me barrer la route, m’arrêter sur mon chemin, m’accuser de faits aggravants par profilage racial, faire du profilage racial, accusation mensongères, calomnie, calomnie mensongère, en présence de témoins influençables, incitation (de jeunes et mineurs) à la haine raciale. Me pénaliser, risque de chute à vélo. Ses excuses lui ont paru suffisantes, justifiables, pour se laver la conscience, parce que je ne me suis pas abattu. Questions : si j’avais appelé la police, si le chien m’avait mordu, si j’avais paniqué de mon vélo, en présence d’un chien sans leste dans la rue ? Poursuivons dans la compréhension de R…. abattu par un énervé, en Floride, vers 2012, s’il avait un gun, s’il faisait sombre, que serait-il passé en pleine rue ? Que devrais-je penser en ce moment précis ? Qui est ce monsieur dans la réalité de sa vie ? S’il y avait violence de sa part, dans une plainte croisée puisque c’est la formule défensive, coupable il aurait des témoins, et moi victime, par devant la cour ? Par devant ces cloches catholiques ? Heureux que, Black, ma barbe avait l’air plus indou que musulman, ce jour-là. Montréal 375 !

dan@danalbertini.co


Les circonstances et les réflexions m’ont poussé à délayer un certaine retenue avant la publication de ce texte. Mais, ma décision a été renforcée quand  Philippe Couillard s’est prononcé sur l’attentat du mois de juin dernier. Il venait de se désavouer par rapport à janvier dernier. Chasser le naturel il revient au galop.

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